Un printemps entre espoir et désespoir

Après un hiver qui comme souvent n’en finit plus de finir, nous voilà en ce début de printemps. Les journées rallongent, c’est perceptible même si le réchauffement de la température se fait tirer l’oreille. Plusieurs événements ne sont pas de nature à nous réchauffer le cœur en ce moment tant attendu et le soleil n’est pas très radieux. Il y a quelques jours, nous nous retrouvions ma conjointe et moi au centre municipal de Saint-Philippe-de-Néri pour y recevoir notre quatrième dose de vaccin. Les lieux nous paraissaient familiers. C’est vous dire à quel point cette foutue pandémie est maintenant ancrée dans nos vies. Un peu plus tard aujourd’hui, les résultats du second tour de la présidentielle française nous seront divulgués. Pour la première fois, la candidate de l’extrême droite se retrouve très près du pouvoir. Est-ce que l’irréparable voir l’impensable se produira?  Les répercussions et les chamboulements qu’entraîneraient son élection sont incalculables et franchement, nous donnent froid dans le dos. Déjà que la disparition des républicains et des socialistes entraîne un flou jusqu’ici inconnu en matière de politique française. Tout cela dans le contexte de l’invasion russe en Ukraine où nous vivons, presqu’en direct, des histoires d’horreurs au quotidien. Des millions de réfugiés, des millions de vies bouleversées, anéanties, annihilées, bousillées par une machine de guerre qui transforme tout ce qu’elle touche en cendres au sens propre comme au figuré. Les Russes transportent avec eux des incinérateurs portables pour éviter de retourner des corps vers la mère patrie mais aussi pour effacer les preuves de leur passage. Ces crimes contre l’humanité dépassent l’entendement, ils vont bien au-delà de ce qu’un humaniste peut imaginer lorsqu’il est question d’évaluer l’avenir de la planète, l’avenir de l’humain. Ce drame nous touche plus particulièrement parce qu’il se déroule en Europe dans un pays où siège un gouvernement démocratiquement élu. Parce qu’ailleurs sur la planète, en Afrique notamment, les crimes contre l’humanité et les exactions en tout genre y sont monnaie courante. Alors, le « jamais plus jamais » que nous avons prononcé après la Seconde Guerre mondiale sonne creux, très creux. 

En parallèle, j’observe quotidiennement des dizaines d’espèces d’oiseaux fréquenter mes mangeoires et ma foi la vie semble couler de source. On chante, on partage la bouffe et hop la vie continue. Comme le disait un des mes profs de philo, les couleurs de la vie dépendent de façon intrinsèque de la paire de lunettes que l’on porte.

La Grande Faucheuse a également fait parler d’elle frappant notre sang le plus cher. Guy Lafleur grâce à qui nous avons vécu tant de moments incroyables même pour les non-fans de hockey. Comment ne pas s’émerveiller de ses montées à l’emporte-pièce où d’un lancer frappé qui faisaient bouger les cordages réalisant le plus souvent un but décisif. Ou encore une descente avec deux autres coéquipiers où de la main droite il tient son bâton avec la rondelle sur la palette et de la gauche dirige ses collègues!

Décidément, nous aurons des événements à venir. Une campagne électorale provinciale en vue, ce qui signifie que nous passerons l’été valsés par des promesses à en avoir mal à la raison. Sans oublier l’apparition d’un nouveau parti de droite pour ne pas dire d’extrême droite à la sauce libertarienne. Ça promet, on ne va pas s’ennuyer. Est-ce que cela sera édifiant pour les humains que nous sommes? J’en doute. Et puis, il y aura les tentatives du gouvernement sortant de nous convaincre que la pandémie fut l’objet d’une gestion responsable et donc sans reproches. À ce sujet, j’ai très hâte de lire le dernier ouvrage d’André Noël Traitements-chocs et tartelettes où il fustige le gouvernement Legault pour sa gestion de la pandémie. En terminant, je nous souhaite la résilience et beaucoup de sagesse pour affronter tous les défis qui nous guettent, santé communautaire, changements climatiques et tutti quanti.

Je nous souhaite également un bel été, nous en avons besoin!

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À propos de l'auteur : Pierre Lachaine

Je suis un marin et un historien dans l'âme. Montréalais d'origine, j'ai vécu le Montréal communautaire des petits quartiers tissés serrés et solidifiés à l'huile de Saint-Joseph. J''aime bien les voyages dans le temps, les retours dans le passé, les introspections au présent et les projections dans le futur. Voilà ce que je vous propose bien humblement, partager avec vous mes réflexions, mes espoirs et mes coups de cœur sur l'ensemble des activités humaines dans la spirale temporelle. Pierre Lachaine
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