Lettre à ma future députée

La période électorale achève et nous connaîtrons très prochainement notre future députée dans Rivière-du-Loup–Témiscouata. Je me permets d’écrire députée au féminin pour des raisons évidentes.

Malgré quelques surprises et une course à 5 partis, j’ai vécu cette période électorale un peu à l’image de celle de 2018 : un intérêt grandissant en début de campagne pour les divers candidats et une curiosité à connaître leur programme, puis un désenchantement graduel au fur et à mesure que les attaques et la partisanerie prenaient le dessus sur les propositions.

Maintenant que cette période de débats et de surenchères se termine, je voulais prendre un moment pour m’adresser à ma future députée, car au-delà de la joute électorale et parlementaire, c’est également le rôle d’une députée de représenter les citoyens de la région et d’œuvrer pour le bien commun.

Œuvrer pour le bien commun implique de regarder en face les difficultés et mettre tous les efforts et les ressources pour trouver des solutions. L’État est un levier formidable pour trouver des solutions collectives et est indispensable dans certaines situations.

Il y a de graves problèmes qui touchent nos concitoyens et il est urgent que des mesures et des ressources financières supplémentaires soient mises en place.

Parmi les crises à régler, il y a celle du logement et celle de la santé mentale. Il faut arrêter d’avoir cette pensée magique que le secteur privé peut s’occuper pleinement de la question du logement et de santé mentale. Sur le terrain, la détresse humaine est palpable et les toutous accrochés à la passerelle du parc des Chutes à Rivière-du-Loup (à la suite des événements du 17 septembre1) en sont un rappel quotidien.

Pour ce qui est du logement, il faut arrêter de croire que les lois en place sont suffisantes pour faire disparaître la crise actuelle. Avec le manque de logements disponibles, le prix des loyers augmente en flèche. Les aides financières supplémentaires comme l’augmentation de l’allocation-logement ou les « cadeaux » pour répondre à l’inflation permettront peut-être à court terme d’absorber une partie de ces hausses de loyer, mais si on ne met pas en place des mesures pour diminuer la spéculation des investisseurs immobiliers et les hausses de loyer abusives, on s’attaque aux conséquences plutôt qu’aux causes.

Enfin, s’attaquer à la crise environnementale doit devenir une priorité. Le temps des beaux discours est révolu, c’est l’heure des actes. Œuvrer pour le bien commun, c’est aussi de faire les gestes nécessaires même si ça implique d’être moins populaire. Être un élu, ce n’est pas un concours de popularité, c’est un devoir, une responsabilité.

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1 https://www.infodimanche.com/actualites/justice-et-faits-divers/472104/une-femme-et-un-bambin-retrouves-morts-au-parc-des-chutes

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À propos de l'auteur : Samuel Saint-Denis-Lisée

Intervenant communautaire, citoyen politisé, père de 3 garçons. Ces 3 sphères de ma vie influenceront assurément mes publications sur le Blogue citoyen, mais pas uniquement. Je suis un amoureux des mots et l'inspiration me porte parfois dans des contrées inattendues. Vous êtes avertis!
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