Fini les cadeaux aux pétrolières !

Pour signer la pétition : https://www.finilescadeaux.com/

Si les bonnes nouvelles en matière de santé ont manqué dernièrement, ce n’est pas le cas en environnement. Bien sûr, il reste beaucoup à faire, mais la chute de plusieurs projets, donc GNL-Québec, fait plaisir à entendre.

Mieux encore, le gouvernement du Québec a annoncé le 19 octobre 2021 qu’il comptait interdire l’exploitation pétrolière et gazière sur le territoire. Cette déclaration amène cependant un nouveau problème, celui des compensations aux compagnies, auxquelles la CAQ s’est montrée ouverte.

En réponse, plusieurs groupes environnementaux ont dénoncé le fait que l’industrie a déjà été suffisamment subventionnée, et ce, sans compter que les contribuables doivent aussi payer pour entretenir un grand nombre de puits abandonnés.

Plusieurs citoyens sont d’avis que l’argent public devrait plutôt être investi pour financer une transition verte, juste et équitable. Accepter de donner ces indemnités risque de créer un précédent et d’augmenter le coût d’une telle transition.

Ces entreprises ont choisi de mettre leurs sous dans une industrie du passé. Elles étaient parfaitement au courant des risques environnementaux associés à leur filière. Elles savaient aussi que plusieurs groupes retiraient déjà leurs fonds et que la tendance s’amplifierait. Elles ont choisi d’investir tout en sachant qu’il faudrait bientôt limiter ce genre d’activités.

Contrairement à ce qu’elles cherchent à nous faire croire, il n’y a aucune obligation légale forçant le gouvernement à les dédommager. Comme le mentionne le Centre québécois du droit de l’environnement, « Si la volonté politique est de respecter les engagements du Québec en matière de lutte aux changements climatiques et de se positionner comme leader en la matière, la province peut adopter une loi mettant un terme à l’industrie des hydrocarbures sur son territoire, sans indemnité pour les entreprises affectées, et ce, même rétroactivement. » Le bien commun peut primer sur les libertés individuelles si la situation est suffisamment grave. Et elle l’est.

Le temps presse. Il faut prendre des actions sérieuses contre les changements climatiques. Le temps n’est plus à la recherche de quelques gouttelettes de pétrole ou bouffées de gaz. Il est temps de modifier notre perspective. Il est temps de se tenir debout.

Pour signer la pétition : https://www.finilescadeaux.com/

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À propos de l'auteur : Geneviève Malenfant

Je suis originaire de l’Abitibi et j’ai fais mes études à Montréal. J’habite Rivière-du-Loup depuis presque 5 ans. Je travaille comme audiologiste (je fais des tests d’audition). Je m’implique auprès des Pétroliques anonymes, un organisme qui lutte conte la dépendance au pétrole, parce que je crois fermement que la meilleure façon de faire faire au plus grand défi de notre ère, c’est ensemble. Je tiens une chronique de littérature jeunesse dans la Rumeur du Loup parce qu’aimer lire, c’est savoir trouver le bon livre, et qu’aimer lire permet d’ouvrir toutes les portes de la vie. Je participe régulièrement au Cabaret Kérouac et j’assiste à de multiples événements culturels parce que la culture, c’est la vie à son meilleur! Je vais donc vous entretenir en vrac des sujets qui me tiennent à cœur: la protection de l’environnement, la promotion de la santé, la culture sous toutes ses formes, l’implication citoyenne, le féministe, etc. Au plaisir de jaser avec vous!
Cet article a été publié sous le thème Environnement.
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1 commentaire

  1. avatar Par : Éliane Vincent

    Je suis entièrement d’accord, il faut bien commencer quelque part, et aussi bien que ça soit chez nous. Il faut cesser d’extraire du pétrole, ça urge.

    Et pourtant, toute convaincue que je sois, les arguments du Monsieur Pétrole invité à l’antenne de Radio-Canada a réussi à me faire vaciller. Son argument : nous, Québécois vertueux, sommes les plus grands consommateurs de pétrole sur la planète, ça n’est pas près de changer, et le pétrole que nous consommons provient de sources sales, vraiment très sales. Pour quoi alors ne pas extraire nous-mêmes un pétrole « carbo-neutre » (selon lui) pour que notre consommation soit un peu moins polluante, le temps d’effectuer la transition vers des énergies renouvelables?

    Devant cet argument qui pourrait en ébranler plusieurs, j’aimerais que, collectivement, nous mettions enfin le pied sur le frein de nos désirs de vroum-vroum, parce que les beaux parleurs de l’industrie pétrolière ne seront jamais à court de sophismes racoleurs. Le prochain sur leur liste est Terre-Neuve, au bord de la faillite et la cible idéale pour les vendeurs de rêves gaziers sauveurs économiques.

    Parce que si on n’arrête pas d’acheter du pétrole, il n’y aura aucune raison pour qu’on refuse d’en produire.

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