Une fable de Noël

Amour > Argent

Il était une fois 4 grands amis qui se voyaient tous les Noël. Il y avait la pie bavarde, la taupe à lunettes, le lapin à la progéniture exponentielle et la vaillante fourmi. Ils se connaissaient depuis toujours et appréciaient particulièrement passer Noël ensemble.

Il y a de cela quelques années, suite à une promotion à son travail, la pie a commencé à faire des cadeaux de plus en plus dispendieux à ses amis. Par effet d’entraînement et par orgueil, la fourmi, la taupe et le lapin donnèrent également de plus gros cadeaux.

Pour y arriver, la fourmi travaillait de plus en plus d’heures supplémentaires, parfois même la nuit. De son côté, la taupe tardait à remplacer ses lunettes, afin de se garder de l’argent pour Noël. Et le lapin, malgré un montant appréciable d’allocations familiales, sautait parfois un repas ou deux dans la semaine.

La taupe fut la première à cesser de venir passer Noël avec ses amis. Un bon matin de décembre, ses lunettes brisèrent. Ne pouvant se déplacer sans lunettes, elle n’eut d’autre choix que de les remplacer. Son budget de cadeaux venait d’y passer. Ayant trop honte d’aller voir ses amis sans cadeaux, elle décida donc de se terrer plutôt que de se présenter au réveillon.

Le lapin fut le second à sauter Noël. Il avait réalisé qu’il couvrait ses amis de cadeaux alors qu’il ne lui restait que des miettes pour combler ses enfants. Il donna comme excuse la naissance de nouveaux lapereaux et se défila à son tour.

L’année suivante, la fourmi rata Noël pour la première fois. Elle avait travaillé fort toute l’année pour pouvoir passer un Noël grandiose, mais son corps avait lâché. Comme cadeau de Noël, elle avait reçu un syndrome d’épuisement professionnel (burn out).

La pie ne remarqua pas l’absence de son amie, car elle était détenue au poste de police. Au cours des années, elle avait dépensé sans compter, si bien qu’elle s’était endettée au point de faire faillite. Plutôt que d’arriver les mains vides, elle avait tenté, sans succès, de voler ses présents.

Au bout du compte, les 4 amis ont perdu quelque chose de bien plus précieux que les cadeaux: leur amitié. Ils ont oublié que le plus important à Noël c’est de passer du temps avec les gens que nous aimons.

En cette année 2020, loin de nos proches, prenons le temps de nous rappeler qu’avant d’être une fête commerciale, Noël est une fête familiale, une fête amicale.

Jusqu’à ce que les dettes nous séparent
[traduction libre]

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À propos de l'auteur : ACEF du Grand-Portage

L’Association Coopérative d’Économie Familiale (ACEF) est un organisme spécialisé en finances personnelles et en protection du consommateur. Depuis 1990, elle dispense des services dans les domaines du budget et de l’endettement pour aider les individus et les familles à améliorer leur santé financière. De plus, l’ACEF du Grand-Portage, comme groupe d’intervention en consommation, voit à la protection, la défense et l’éducation des consommateurs. L’ACEF travaille en collaboration avec les organismes du milieu, l’Office de la protection du consommateur, les associations de consommateurs et plusieurs groupes de défense de droit du Québec dans le but de défendre les droits des familles et des individus sur les plans social et économique.
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1 commentaire

  1. avatar Par : Raymond Cadrin

    Bonne idée de présenter le problème d’endettement, sous forme de conte…C’est bien vrai que l’essentiel, c’est l’amitié et le partage, et de ne pas oublier le sens premier de certains fêtes et rassemblements, quand ils seront de nouveau permis!

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