Une année bouleversante…et inquiétante.

Au printemps dernier, avec la pandémie de la COVID-19, on se disait que  »cela va bien aller… »On essayait de se convaincre, avec les couleurs de l’arc en ciel…mais c’est devenu une phrase qui nous est tombée sur les nerfs. Mais là, cela ne va pas bien en ce début d’automne. Nous avons eu l’impression d’avoir une accalmie cet été, mais cela nous a peut-être amené à moins de vigilance…Le Bas-St-Laurent, région modèle de la pandémie se retrouve dans le temps de le dire sur la sellette. on peut voir que cela ne tient pas à grand chose et qu’il faut se ressaisir!

Quelle drôle de période vivons-nous….Parfois, quand l’on s’y arrête, c’est un décor surréaliste quand on voit tout le monde ou presque avec son masque! On se croirait sur une autre planète. Le masque est devenu le symbole de la pandémie. Des mesures récentes ont été prises par le gouvernement pour sanctionner les personnes qui ne le portent pas. Actuellement, c’est une façon supplémentaire de combattre la pandémie, mais cela ne doit pas nous faire oublier les règles sanitaires de base, mais surtout de faire preuve de responsabilité citoyenne pour ce qui semble davantage propager le virus, soit les rassemblements, les partys, certains bars….

Dans le décor, nous retrouvons maintenant les complotistes qui font entendre leurs voix discordantes, et qui trouvent écho chez plusieurs…avec leur soi-disant liberté individuelle. Il est normal de retrouver dans la société différents points de vue, et cela est très sain en démocratie, mais cela va trop loin quand on nie des réalités évidentes!

Une année pas facile pour tout le monde et qui nous place toujours sur des épines. Une crise sanitaire qui prend toute la place et qui désorganise. L’année scolaire ne sera pas évidente pour les enseignantes/ts, les élèves, leurs parents…Dans tous les secteurs, les travailleurs/euses doivent faire face à de nouvelles réalités, les commerces et entrepreneurs/es vivent beaucoup d’incertitude.

Cette situation entraîne maintenant de nouvelles façons de faire les choses….On ne peut presque plus voir notre médecin de famille, ils sont en télémédecine…. Les bars sont ouverts, mais comme dit ma blonde, on ne peut plus rencontrer notre conseillère financière de la Caisse…c’est par téléphone!

Durant ce temps-là….

Les autres sujets et débats importants de société ne réussissent pas à percer, à se maintenir dans l’actualité. La pandémie prend toute la place, car elle touche une dimension fondamentale, la santé individuelle et collective. On peut penser à l’environnement, avec toute la question des changements climatiques qui étaient sur une lançée, les problèmes raciaux ou ils restent tant à faire, les inégalités sociales et les questions reliées à la pauvreté… Sur un autre plan, le déboulonnage des statues a suscité dernièrement des questionnements, qui se sont vite estompés…Pourtant, sans vouloir refaire l’histoire, il y a lieu de réviser la place accordée à certains personnages de celle-ci, presqu’uniquement des hommes! On dit que c’est une façon de se rappeler l’histoire, il y a peut-être d’autres façons de le faire.

Durant ce temps-là, la démocratie est plus difficile à exercer. Les critiques passent moins bien, on en a eu un exemple récent ou les militants de Québec Solidaire ont reproché à leurs élus d’avoir été trop complaisants avec le gouvernement durant la pandémie. À mon avis, cela était tout de même une critique sévère. Dans une situation de crise, la population est plus portée naturellement à se ranger derrière son gouvernement, s’il fait preuve de leadership, peu importe certaines insatisfactions…On en a vu un exemple récent ou le gouvernement conservateur du Nouveau-Brunswick, en a profité pour déclencher des élections et de s’assurer d’un gouvernement majoritaire, motivé principalement par sa gestion de la pandémie. On préfère ne pas augmenter l’incertitude! J’espère que cela ne sera pas le cas pour les prochaines élections américaines…car le président Trump doit être chassé du pouvoir, c’est un dangereux complotiste!

Les organismes communautaires qui ont un rôle importants de mobilisation et qui exercent une influence pour des changements sociaux sont pris à être au neutre, ou pour le moins au ralenti… à part ceux qui sont sur la ligne de front et qui répondent à des besoins essentiels.

Voilà quelques observations sur le contexte actuel, qui est bien particulier…

Nous sommes dans une mauvaise passe…la vie continue différemment. Nous n’avons pas le choix d’exercer de la vigilance, de faire preuve de responsabilité citoyenne, de solidarité à travers cette crise sanitaire. Éventuellement, nous retrouverons une certaine normalité et nous pourrons poursuivre certains chantiers amorcés pour une meilleure vie en société et plus d’humanisme!

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À propos de l'auteur : Raymond Cadrin

Membre du c.a. de Communications Communautaires des Portages (CCDP) depuis plusieurs années, j'ai la conviction que l'action citoyenne est source d'initiatives et d'influence déterminantes dans le devenir d'un milieu, d'une communauté. "Nous avons notre mot à dire sur ce qui nous concerne!"
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1 commentaire

  1. avatar Par : Éliane Vincent

    Je ne peux pas passer à côté de cette occasion de taper sur mon clou préféré : la densité.

    Le virus est sur notre territoire, et il est passif. Il attend une muqueuse adéquate pour s’installer et proliférer. Le virus ne saute pas sur nous, il nous attend. Notre mission : éviter de le croiser, puisque NOUS sommes les vecteurs de transmission.

    Plusieurs reportages (dont celui-ci, surtout à partir de 2 m 55 s : https://www.youtube.com/watch?v=MbYRpQW1x4Y) expliquent comment baisser la densité, diminuer le nombre de personnes sur le terrain, est une méthode efficace de contrôle : si le virus ne trouve pas de muqueuse à squatter, il meurt, tout simplement. Le masque a le même effet, dans une moindre mesure.

    La liberté, ça n’a jamais été de faire ce qu’on veut quand on veut. Une fois qu’on comprend la nature du problème, on peut décider librement de faire ce qu’il faut pour le régler.

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