Ici Radio-Canada Montréal…

Est-ce que je suis seul…à considérer que les médias dits nationaux et surtout Radio-Canada sont très montréalais! Cette tendance a toujours été présente, mais je crois vraiment qu’elle s’amplifie. Celle-ci vaut autant pour la TV que la radio!

Pourquoi voit-on souvent les mêmes personnes à plusieurs émissions, et quel est leur intérêt réel à leur participation…Qu’avait à dire d’intéressant Michel Barrette à  »Tout le monde en parle » dernièrement, et pourquoi était-il invité……Je ne veux pas trop charrier, mais je comprends de plus en plus certaines personnes qui considèrent que l’animateur invite  »ses amis »…Pour en ajouter sur ce côté centré sur Montréal, on réussit même à se moquer des régions du Québec, en laissant Normand Brathwaite parler de sa surprise que Cap-Chat ait aussi la TV qui se rend là!

Pour une émission d’information, comme L’Épicerie, je suis tanné d’entendre parler de différents plats exotiques…avec des ingrédients que l’on retrouve uniquement à Montréal…ou presque. D’entendre parler des restaurants de la Métropole…Les animateurs/trices parlent de ce qui est près d’eux, en valorisant la Métropole, et en créant ainsi plus d’attraction vers celle-ci…Pourtant, ce sont des médias dits nationaux! Autrement dit, quand entend-on parler vraiment de ce qui se fait dans les régions du Québec, d’initiatives intéressantes et de personnes et organisations dynamiques qui exercent aussi un leadership dans celles-ci…De plus,compte tenu de son rôle canadien, nous devrions parler davantage aussi des francophones des autres provinces…

Bien sûr, je dois reconnaître la qualité particulière des émissions d’information, telles qu’Enquête, la Facture, La Semaine verte, qui traitent de dossiers plus larges, et d’intérêt général…

Quel plaisir, cette semaine de voir le chef Martin Picard à son émission  »Un chef à la cabane » aller rencontrer la chef Colombe St-Pierre au Bic, voilà un bel exemple de diversité et de mise en valeur d’initiative et de créativité en région!

Un questionnement est souvent présent sur l’avenir de la TV traditionnelle, et sur l’intérêt qu’elle suscite particulièrement auprès des jeunes, avec l’engouement des nouvelles plate-formes de diffusion….Il y a place sûrement à réflexion. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt d’émissions qui misent sur la nostalgie, les vieilles histoires des artistes, comme les Enfants de la TV, Première fois…Doit-on voir des alternatives aux nombreuses publicités présentes quand l’on regarde une émission…

Sur un autre plan…l’avenir de la récupération et du recyclage au Québec

Nous sommes dû pour une grande réflexion…qui touche plusieurs paliers. Comment réduire à la source l’emballage toujours trop important et pas adapté pour le recyclage. Comment comme consommateur/trice pouvons nous mieux participer à une meilleure sélection des matières et éviter la contamination de celles-ci. Comment les gouvernements peuvent-ils faciliter et inciter davantage à la récupération…Des mesures seront mises de l’avant pour le gouvernement Legault pour la récupération du verre et des canettes, mais les dépôts devront être accessibles… Certaines entreprises de récupération ont aussi sûrement des devoirs à faire pour améliorer leur système de tri, mais elles auront sûrement besoin aussi d’aide financière gouvernementale. Un autre niveau du système, c’est le recyclage des matières. Comment pouvons -nous mieux recycler les matières plus près de nous, plutôt que de les acheminer vers la Chine et l’Inde…Il y a des entreprises au Québec, qui commencent à innover à ce niveau et c’est tant mieux!

Un défi est bien présent sur cette question environnementale, et nous n’avons pas les moyens de revenir en arrière!

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À propos de l'auteur : Raymond Cadrin

Membre du c.a. de Communications Communautaires des Portages (CCDP) depuis plusieurs années, j'ai la conviction que l'action citoyenne est source d'initiatives et d'influence déterminantes dans le devenir d'un milieu, d'une communauté. "Nous avons notre mot à dire sur ce qui nous concerne!"
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3 commentaires

  1. avatar Par : Pierre Jobin

    Il y a peut-être d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte, mais il y a fort à parier que le désinvestissement dans notre diffuseur public y est pour quelques choses.

    Il coûte moins cher de centraliser la production dans la métropole que de produire une variété d’émissions à la grandeur du territoire. Entre autres, combien de salle de nouvelles régionales ont été fermées ces dernières années.

    Notre diffuseur public à certains égards n’est plus que l’ombre de lui-même. Et ce qu’il diffuse est de plus en plus le fruit de producteurs privés.

  2. avatar Par : Éliane Vincent

    @ Pierre Jobin

    Votre analyse touche un point essentiel : le financement de Radio-Canada à la hauteur de sa description de tâche, celle de diffuseur public canadien.

    Parce que la culture, l’information et les artisans qui nous l’offrent sont perçus par trop de Canadiens comme des enfants gâtés qui vivent aux crochets de la société, les gouvernements sont réticents à financer Radio-Canada comme elle devrait l’être. Ça donne un média qui doit s’autofinancer par la publicité, lui retirant du même coup la liberté de produire des contenus sans l’épée de Damoclès des cotes d’écoute au-dessus de la tête.

    D’ailleurs, je constate chaque jour combien la radio de RC est infiniment plus pertinente dans ses contenus. Est-ce parce que la publicité y est inexistante? Beaucoup osent le penser et vont jusqu’à en parler sur la place publique (https://www.journaldemontreal.com/2020/01/29/adieu-la-pub-a-radio-canada).

    Sommes-nous prêts, comme société, à nous payer une culture et une couverture médiatique qui parlent de nous « from coast to coast »? Bien hâte d’entendre la majorité silencieuse s’exprimer là-dessus…

    • avatar Par : Raymond Cadrin

      Merci de vos commentaires qui ajoutent à la réflexion sur le rôle d’un diffuseur public.
      Pour avoir écouté la radio, un peu aujourd’hui, celle-ci m’apparaît parfois trop hermétique, moins accessible, avec un petit côté trop élitique…

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