N’écoutez pas les vieux mononcles

N’écoutez pas les vieux mononcles, allez manifester pour l’urgence climatique. Je n’ai pas pu résister à utiliser l’expression « vieux mononcles ». Je sais, ils ne sont pas tous vieux ceux qui dénigrent Greta Thunberg. Il y a des jeunes monocles. Ce n’est pas une question d’âge. Il y a aussi quelques matantes dans le groupe. Ce n’est pas non plus une question de sexe. Quoique c’est souvent des hommes qui s´attaquent à des femmes. Comme par exemple Catherine McKenna, ministre fédéral de l’environnement, que certains hommes d’extrême droite qualifie de « Barbie du climat ».

Les vieux mononcles  essaient de discréditer le discours de Greta en dénigrant sa personne. Un supposé grand philosophe français, Michel Onfray, s’est attaqué à son physique. Nos chroniqueurs québécois ne sont pas en reste. Certains on essayer d’assimiler son message à un discours religieux notamment en l’appelant Sainte Greta. Alors qu’au contraire son message s’appuie sur un consensus scientifique. Certains ont affirmé qu’elle était manipulée. Mais nous sommes en droit de nous demander qui manipule qui dans cette question de l´environnement ? Qui a intérêt à prolonger l’inertie des gouvernements et l’aveuglement de la population dans ce dossier. D’autres se sont attaqué à son jeune âge. Comme si à 16 ans, on ne pouvait pas être capable de se faire une idée. Et comme si on ne se sentait pas concerné par l´avenir de la planète. Maxime Bernier a essayé d’aissimiler son syndrome d’Asperger à une maladie mentale sur qui aurait fait perdre contact avec la réalité. Bravo Maxime, continue à affirmer que la prolifération du CO2 est aussi normal que le fait de respirer. Dans son cas, ce qui pollue, ce ńest pas l’air qui sort de sa bouche, mais ses paroles.

Bref n’écoutons pas les vieux mononcles et allons manifester. Allons marcher dans les rues afin que les gouvernements saisissent l’urgence d’agir. Car même si chacun d’entre nous peut faire sa part en changeant quelques habitudes de consommation, ce n’est pas vrai que le problème des changements climatiques va se régler uniquement par des actions individuelles. Nos gouvernements ne prennent pas suffisamment au sérieux ce problème. Ne nous faisons pas d’illusion, il y a derrière cette inertie des intérêts économiques puissants qui trouvent leurs profits dans la situation actuelle. Et il y a fort à parier que certains de nos vieux mononcles ne sont qu’en fait que des larbins à leur service.

Le vendredi 27 septembre, allons leur dire que leur règne achève.

 

 

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À propos de l'auteur : Pierre Jobin

Après des études en théologie et en philosophie à l'université Laval, je me suis installé dans le Bas-Saint-Laurent en 1984 pour travailler comme animateur de pastorale, puis animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire dans les écoles du Témiscouata. Ayant été longtemps impliqué dans mon syndicat, j'ai terminé ma carrière comme vice-président de la Centrale des syndicats du Québec, ce qui m'a conduit de 2009 à 2015 à résider à Montréal, mais également à parcourir le Québec. Aujourd'hui à la retraite, je suis de retour à Sainte-Hélène de Kamouraska où j'essaie de me rendre un peu utile dans ma communauté.
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L'auteur(e) de cet article :

Après des études en théologie et en philosophie à l'université Laval, je me suis installé dans le Bas-Saint-Laurent en 1984 pour travailler comme animateur de pastorale, puis animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire dans les écoles du Témiscouata. Ayant été longtemps impliqué dans mon syndicat, j'ai terminé ma carrière comme vice-président de la Centrale des syndicats du Québec, ce qui m'a conduit de 2009 à 2015 à résider à Montréal, mais également à parcourir le Québec. Aujourd'hui à la retraite, je suis de retour à Sainte-Hélène de Kamouraska où j'essaie de me rendre un peu utile dans ma communauté.

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1 commentaire

  1. avatar Par : Éliane Vincent

    Les vieux mononcles ont tous les âges et sont de tous les sexes, mais ils ont une chose en commun : ils refusent – ou ne voient pas la nécessité – de changer leurs bonnes vieilles habitudes. On les comprend, la résistance au changement est un phénomène chimique primitif qui a peu évolué au cours des millénaires.

    Comment donc pourrons-nous convaincre 7,7 milliards d’individus de dépasser cette crainte atavique et de chambouler tout le système économique mondial pour un objectif dont l’urgence n’est même pas démontrée pour la plupart d’entre eux?

    D’autant plus que certains mononcles sont ratoureux et voient très clairement les montagnes de dollars qui les attendent en maintenant le système actuel en place, sans avoir la clairvoyance de prévoir que le nouveau système à implanter pourrait être encore plus payant.

    Enfin, d’autres mononcles ne pensent qu’à exploiter l’appréhension de leurs concitoyens en leur affirmant que « nos autos fonctionnent encore au pétrole, alors on ne peut pas changer le système… votez pour moi, y en aura pas de changements climatiques! ». Quatre années de pouvoir semblent être leur seule vision d’avenir.

    Ça fait pas mal de mononcles dans les pattes de ceux qui tentent d’avancer malgré la peur… Suis-je optimiste? Pas tellement. Vais-je continuer à essayer de tasser les mononcles pour faire de la place à ceux voient plus loin que le bout de leur nez? Oui, m’sieur! On ne sait jamais, tout d’un coup qu’on réussirait…

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