Considérations d’un tout autre ordre

Considérations d’un tout autre ordre

Le 24 août 2018 le New York Times publiait une très longue enquête concernant la lutte aux changements climatiques surtout pour rendre compte des atermoiements côté américain qui ont empêché la création de mesures costaudes pour réduire les émissions de GES (1) alors qu’il en était encore temps, soit entre 1979 et 1989. Je désirais également vous entretenir du dernier publi-reportage de Yann Arthus-Bertrand, l’un des photographes les plus connus du grand public : «On a perdu le combat contre le changement climatique, 23 août 2019». Vous le savez, comme plusieurs d’entre vous, les changements climatiques m’inquiètent au plus haut point. Cependant à tout événement, il m’est impossible de passer sous silence ce que nous avons vécu en ce week-end de la fête du Travail. Je vous propose donc un virage. De mes préoccupations concernant l’avenir de la Terre je vous amène candidement vers la sphère familiale.

Je vous propose un retour dans le passé, remontons le temps si vous le voulez bien de quelques décennies, trois pour être plus précis. Donc, il y aura bientôt trente et un ans, un jeudi 8 septembre 1988 après des heures de travail en salle d’accouchement, 17 h et demi pour tout vous dire, à 19 h 16 exactement, je me suis retrouvé avec une petite puce sur mon avant-bras. Sa tête reposait dans ma main droite et ses petits pieds étaient à la hauteur de mon coude. Vous dire que le papa n’est pas devenu tout à coup un «brin» protecteur serait mentir mais je vous laisse le soin d’évaluer l’importance du «brin»…

Et là commence une incroyable aventure, une aventure remplie de première fois. Parmi les premières fois, il y a bien évidemment le premier mot qu’elle prononcera. Ce sera maman ou papa qu’elle dira en premier, elle a dit «mapa»! Et l’histoire continue en spirale à trois dimensions et ça va vite trop vite. Arrive la première rentrée scolaire, les camps de jour l’été venu et les expériences multiples, judo, musique et tutti quant i. Puis le secondaire avec ce que cela comporte d’appréhension pour le papa-poule pour la maman aussi mais comme c’est papa qui est au clavier et ben…

S’ensuit le collégial et les expériences de travail, l’université, baccalauréat, maîtrise et doctorat et la petite fille est devenue une femme mature et assumée. Bien que cette période de trente ans se soit déroulée à la vitesse de l’éclair, le «brin» protecteur de papa a aussi évolué vers quelque chose de différent mais néanmoins émotivement complexe.

Hier donc, je devais marcher avec ma fille aînée pour la mener vers la balustrade du haut de laquelle l’attendait la célébrante compétente ainsi qu’il va sans dire son futur époux. Une très belle cérémonie tout en musique et tout en émotion, oh que oui! En un mot, une noce ficelée au quart de tour avec l’apport de plusieurs jeunes gens intentionnés et surtout passionnés.

Mais non, je ne suis pas pour autant rendu au bout de quelque chose, la vie se poursuit voilà tout mais comme me le faisait remarquer un vieux chum, «ça donne un coup de vieux». Néanmoins, vous ne m’enleverez pas l’impression d’avoir donné ma fille, c’est une figure de style mais du reste très forte qui brasse le «dedans pathétique» ou plutôt le «brin» dont je vous ai parlé plus tôt et pour lequel je vous demandais d’en évaluer l’ampleur. Et je puis vous dire aujourd’hui qu’il en a prix pour son rhume le petit «brin» en question…

Maintenant figurez-vous qu’en 1991, le mardi 15 octobre à 11 h 45 est arrivée une autre petite puce sur mon avant-bras et un peu comme dans le «Jour de la marmotte», nous avons recommencé une autre aventure. Sans être identique, elle comportait au demeurant, beaucoup de similitudes. Bien sûr, avec en arrière plan celui que j’avais alors décidé de baptiser ti-brin quoiqu’il puisse parfois devenir énorme. Et vous ne pouvez jamais savoir ni même prévoir, enfin si peu que pas, le moment où il se pointera le bout du nez pas plus que l’intensité qu’il prendra.

Cependant, je suis heureux puisque ma fille aînée semble transportée de bonheur. Alors, le sourire de sa fille heureuse parvient à colmater toutes les brèches. Est-ce que je suis prêt pour le mariage de ma fille cadette maintenant, euh non! On se calme le cérémonial, non mais…

Et non, je n’ai pas de fable à citer. Amour, bonheur et paix, vous gênez pas c’est ma tournée!

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À propos de l'auteur : Pierre Lachaine

Je suis un marin et un historien dans l'âme. Montréalais d'origine, j'ai vécu le Montréal communautaire des petits quartiers tissés serrés et solidifiés à l'huile de Saint-Joseph. J''aime bien les voyages dans le temps, les retours dans le passé, les introspections au présent et les projections dans le futur. Voilà ce que je vous propose bien humblement, partager avec vous mes réflexions, mes espoirs et mes coups de cœur sur l'ensemble des activités humaines dans la spirale temporelle. Pierre Lachaine
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