La conscience humaine est-elle en devenir ou en décrépitude?

La conscience humaine est-elle en devenir ou en décrépitude?

Dans l’Antiquité, l’humain pensait assurer sa survie. L’instinct de survie donc, faire en sorte d’avoir à manger et à boire, un toit pour un minimum de confort. L’instinct grégaire qui fait en sorte que l’on se fond à la masse sans réfléchir comme un réflexe de protection dans le conformisme. L’instinct grégaire se définit comme l’obéissance de l’individu à la masse, de manière aveugle et sans réflexion. … d’une nouvelle morale, est au fond le cheminement de Zarathoustra qui, une fois libéré des dogmes et sûr de lui, redescendra de la montagne pour annoncer la mort de Dieu aux hommes. Ce réflexe de protection se trouve multiplié de façon exponentielle avec l’arrivée des réseaux sociaux. Les facebook et les tweeter de ce monde nous amènent à choisir voire à voter pour des idéaux loufoques, sans réfléchir. La rapidité d’exécution au détriment de la réflexion.

En matière d’environnement, la réaction de l’être humain n’est pas moins déconcertante. Le réchauffement de la biosphère, les changements climatiques qui en découlent, la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes, la liste des espèces en voie de disparation qui s’allonge sans cesse devraient allumer un bouton rouge. Une sorte de «chek engine». Mais non, nous poursuivons notre élan dans le meilleur des mondes possibles sans la moindre retenue. Puisque nous parlons de bouton rouge, même le jeu des Trump et des Kim Jung Un de ce monde qui jouent à celui qui possède le plus gros, n’arrive pas à nous ralentir dans notre quête de bonheur que seule la consommation à tout prix peut satisfaire.

Récemment, la côte ouest nord-américaine a connu des épisodes apocalyptiques. Les feux de forêt en Alberta (Fort McMurray) suivis des très près des feux en C.-B., d’ailleurs j’y ai vécu ma première pluie de cendres à vie l’été dernier. Les incendies ont perduré pendant de mois et produit des ravages considérables. En Californie, une situation similaire s’est produite mais d’une plus grande ampleur encore parce que la concentration de la population y est plus importante. Les feux, après avoir consumé la totalité du couvert végétal et entraîné la destruction de dizaines de communautés ont été suivis par des pluies diluviennes que la terre n’était plus en mesure de ralentir encore moins d’absorber. L’horreur revenait pour les habitants avec des glissements de terrain transformant leur habitat en zone totalement dévastée.

Malgré tout cela, on ne change pas. Les projets «verts» sont nombreux mais malheureusement trop souvent embryonnaires. Même dans notre MRC la gestion des matières résiduelles et compostables remporte un succès mitigé. Toujours à devoir supporter les critiques du «trop de trouble» et du «pas dans ma cour».

Nous sommes comme si nous étions des Pompéiens avec évidemment le Vésuve pour voisin. Bien sûr qu’il crache ses éruptions mais il le faisait déjà à ma naissance alors… Alors nous mourrons pétrifiés, puisqu’il faut bien mourir de toute façon.

En terminant, voici un petit quiz historique. Il s’agit de trouver en remontant les deux derniers millénaires un équivalent à ce comportement humain à la fois téméraire et hautement débile. Le cellulaire au volant, textos, conversations de tout acabit, évidemment d’une importance vitale, au point où la vie en dépend? Plus de

60 000 constats d’infraction chaque année (source SAAQ), une moyenne de 165 fois par jour. Plus que jamais en 2018 il n’y en aura pas de facile, dure dure d’être un humain…

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À propos de l'auteur : Pierre Lachaine

Je suis un marin et un historien dans l'âme. Montréalais d'origine, j'ai vécu le Montréal communautaire des petits quartiers tissés serrés et solidifiés à l'huile de Saint-Joseph. J''aime bien les voyages dans le temps, les retours dans le passé, les introspections au présent et les projections dans le futur. Voilà ce que je vous propose bien humblement, partager avec vous mes réflexions, mes espoirs et mes coups de cœur sur l'ensemble des activités humaines dans la spirale temporelle. Pierre Lachaine
Cet article a été publié sous le thème Environnement.
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