D’espoir et d’eau fraîche

Je tiens une revue de l’actualité environnementale sur deux pages Facebook (Actualité environnement Bas-St-Laurent et Pétroliques Anonymes). Dans les dernières semaines, j’ai battu des records de passages et de partages. Ça n’a bien sûr aucun lien avec mes compétences webmasterienne…

Entre Trudeau qui achète un pipeline à l’industrie des sables bitumineux à même la p’tite caisse des Canadien(ne)s, Trump qui refuse de signer une lettre de belles promesses G7ienne parce qu’on y parle (entre autres) de la nécessité de faire quelque chose contre les changements climatiques, Doug Ford qui promet que l’Ontario quittera le marché du carbone et le gouvernement provincial québécois qui réussit à modifier son règlement sur les hydrocarbures pour ne satisfaire pratiquement personne, il y a de quoi être découragée de la politique !

Il y a de ces semaines où les envies de « fucker toute » sont plus grandes que d’autres. Des semaines où l’on comprend bien pourquoi des gens sont prêts à affronter les policiers pour réclamer un mode de vie qui n’oublie plus le 99 %. Des semaines où faire 10 heures d’autobus en une seule journée pour aller écouter des discours sous la pluie dans un parc de Montréal avec 1000 personnes, juste pour signifier son appui aux luttes de l’ouest contre le développement de l’industrie pétrolière, a du sens.

Le mois dernier, j’ai eu la chance d’interviewer Catherine Dorion pour un article dans la Rumeur du Loup sur son livre Ce qui se passe dehors. Dans ce livre, elle s’inspire de son expérience positivement traumatisante au Sommet des Amériques et des jeunes inspirants autour d’elle pour raconter l’histoire de deux jeunes de secondaires 4 durant un printemps érable modifié. À un moment de l’entrevue, Catherine Dorion m’avait dit ceci :

« Je vois (l’action politique et l’action citoyenne) comme essentielle pour faire de la politique intéressante. Sinon ça sert à rien. C’est de la politique séparée de la vie. C’est un spectacle où tu ne sais même plus pourquoi et pour qui tu fais ça. (…) C’est un problème de la classe politique qui, après quelques années, ne se rappelle plus ce qu’est une vie normale… J’aimerais que la ministre de la Santé soit une infirmière pratiquante. Que les gens qui prennent les décisions ne soient pas déconnectés. »

De la politique séparée de la vie… par des barricades, des policiers et des kilomètres… Ça me rappelle quelque chose, il me semble…

Alors en attendant une politique plus humaine, je préfère parfois tourner mon regard vers les initiatives citoyennes. Celles qui vont dans le bon sens. Celles qui font de leur mieux pour respecter tous les humain(e)s et leur environnement. Celles qui donnent espoir, pour mieux panser les blessures avant de retourner au combat.

Deux jours avant la manifestation contre Trans Mountain, j’étais à Rimouski pour le début de la Caravane La Gaspésie à cœur. Une poignée de citoyens de différents organismes s’étaient organisés pour faire le tour de la Gaspésie en voiture électrique pour tenir des rencontres sur l’exploitation pétrolière sur leur territoire. Un moyen d’amener les experts qui se tiennent plus dans les grands centres aux citoyens inquiets sur le terrain.

Le 5 à 7 de Rimouski comportait deux conférences. L’une d’elles présentait un projet de transport en commun par autobus électrique en région. Un projet où le Conseil régional de l’environnement du Bas-St-Laurent, les municipalités et le milieu se sont réunis pour discuter. Un projet qui tient compte de la réduction des émissions à effet de serre, mais aussi de la mobilité des populations à mobilité réduite ou vivant hors des grandes villes et des questions économiques.

Vous me direz, mais ce projet, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan ! Bien sûr… Mais toute vague ne commence par n’être qu’une goutte d’eau…

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À propos de l'auteur : Geneviève Malenfant

Je suis originaire de l’Abitibi et j’ai fais mes études à Montréal. J’habite Rivière-du-Loup depuis presque 5 ans. Je travaille comme audiologiste (je fais des tests d’audition). Je m’implique auprès des Pétroliques anonymes, un organisme qui lutte conte la dépendance au pétrole, parce que je crois fermement que la meilleure façon de faire faire au plus grand défi de notre ère, c’est ensemble. Je tiens une chronique de littérature jeunesse dans la Rumeur du Loup parce qu’aimer lire, c’est savoir trouver le bon livre, et qu’aimer lire permet d’ouvrir toutes les portes de la vie. Je participe régulièrement au Cabaret Kérouac et j’assiste à de multiples événements culturels parce que la culture, c’est la vie à son meilleur! Je vais donc vous entretenir en vrac des sujets qui me tiennent à cœur: la protection de l’environnement, la promotion de la santé, la culture sous toutes ses formes, l’implication citoyenne, le féministe, etc. Au plaisir de jaser avec vous!
Cet article a été publié sous le thème Environnement.
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