La résilience

En sciences sociales, nous parlons souvent de résilience, principalement lorsqu’il est question des communautés rurales, surtout les plus petites. Je n’avais pas compris ce qu’était la résilience, jusqu’à ce que je la vois.

Résilience (Petite Robert) : Qui résiste plus ou moins au choc.

 

J’ai vu la résilience.

La résilience dans ces yeux de reste de cataractes.

J’ai vu cette résilience dans les yeux des 75 ans, des 80 ans.

J’ai vu la puissance de femmes qui ont vécues

Qu’importe leur âge, qu’importe leur façon de faire, qu’importe leur milieu de vie.

 

Elles qui regardent une vision sociale, politique et économique les pousser vers l’avant.

L’extérieur les menaçant de leur propre anéantissement.

 

Elles ont peur.

De prime à bord, elles se lèvent.

De colère, elles hurlent, elles ragent.

Elles revendiquent le droit d’être.

 

De la révolte, elles transitent vers la résilience.

 

Tranquillement elles s’apaisent.

Elles sont dans la zone grise.

La zone grise de l’écoute de l’autre.

Leur réalité de femmes leur a appris à être disponible à l’autre.

 

La transition sera délicate.

En toute humilité, elles avouent leur fragilité.

 

Elles cherchent à comprendre. À s’affirmer.

En plein deuil de leur passé,

En plein deuil de leur ruralité.

 

Mais il faudra s’adapter. Se moduler.

S’adapter à ce qui est imposé.

Dans le but inespéré de continuer à avoir le droit d’exister.

 

C’est la tête haute qu’elles décident de la concession.

Qu’elles se mettent en mode transition.

 

Elles voient dans le regard de l’autre l’opportunité pour le demain.

Laisser une marque, ne pas avoir vécu en vain.

 

Changées, mais toujours enracinées.

 

 

Mais elles résisteront. Elles seront fortes.

 

 

 

Elles remettront de l’avant leur volonté d’être.

Elles le font pour leurs parents, leurs mères, leurs filles, leurs petites-filles.

Qui demain pourront dire : C’est la tête haute que mes grands-mères ont résisté et qu’Elles ont cru que l’adaptation étaient notre seule solution.

 

 

Elles regardent leurs acquis partirent en éclats.

Elles se doivent de se tourner vers la modernité, mais à quel prix?

Elles ont ses capacité sde rentrer dans une dimension.

Tranquillement elles colorent chacune de leurs parcelles.

 

Se résigner, d’une certaine façon c’est aussi renoncé.

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À propos de l'auteur : Gabrielle Lemarier

J'aime les humains. Fascinée par les interactions entre eux, je tente l'expérience de mettre des mots sur des émotions, des ressentis, des observations. La ruralité m'intrigue. Tapie dans ses champs et dans ses forêts, elle est pourtant bien debout, bien forte.
Cet article a été publié sous le thème Sociales et communautaires.
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