Vivre à crédit

L’organisme non gouvernemental Global Footprint Network annonce qu’à partir du lundi 8 août, la terre sera en déficit de production, c’est-à-dire, que nous vivrons à crédit et ce jusqu’au 31 décembre prochain.

En clair, à partir de lundi, nous consommons plus que ce que la planète peut fournir à ses habitants. Donc, il nous faut une terre et la demie d’une autre pour nourrir et faire vivre les milliards d’humains. En ce sens nous empruntons aux générations futures notre actuel bien-être…

La méthodologie permettant cette affirmation est simple : l’ONG prend en compte l’empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction et l’utilisation de l’eau… En somme, tous les éléments nécessaires pour nourrir et assurer la survie des habitants du monde.

Ce qui ajoute au drame et insécurise encore davantage, la date de surpassement de l’usage des ressources arrive plus tôt chaque année. En 2015, la date fatidique fut le 13 août, alors qu’en 1970 ce fut le 23 décembre…  !!!!

Si la tendance se maintient, la date du point de rupture sera le 28 juin en 2030 !

À moins que les effets de la conférence de Paris tenue en décembre 2015 afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre portent les fruits escomptés ?

Bonne fin d’été… quand même !

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À propos de l'auteur : Gaetan Malenfant

Je suis détenteur d’un baccalauréat en travail social de l’Université de Sherbrooke obtenu en 1974; j’ai été organisateur communautaire sur le territoire de la MRC de Rivière-du-Loup jusqu’à ma retraite à la fin de 2008 et je suis un militant actif pour la cause environnementale depuis 1980, afin de promouvoir une société plus écologique vouée à la conservation de la nature, pour une meilleure qualité de vie pour les personnes et la région. L’actualité interpelle régulièrement le militant écologiste que je suis…
Cet article a été publié sous le thème Environnement, Santé et mieux-être.
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L’actualité interpelle régulièrement le militant écologiste que je suis…

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4 commentaires

  1. avatar Par : THÉRÈSE GAMACHE

    Quelle grande tristesse. Quand allons-nous nous réveiller !

  2. Oui, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’on vit à crédit pour nos habitudes. Il existe une multitude de plantes comestibles qui poussent comme de la mauvaise herbe dans nos cours… Les gens ne changeront pas d’eux-mêmes leurs habitudes alimentaires, ils mangent ce que les pubs et/ou la sacro-sainte science leur dit de manger. C’est donc aux gouvernements de modifier le tir.

    • Comme consommateurs nous avons aussi une responsabilité et comme disait Laure Waridel, acheter c’est voter…

  3. avatar Par : dionne georgette

    Bonne et grande réflexion s’impose…et plus de personnes doivent passer aux actes…urgence d’agir.