Pour en finir avec le trafic à Montréal

Je suis assez exaspéré d’entendre à la télé les jérémiades, des montréalais et des commentateurs de nouvelles, quant aux problèmes de circulation, des travaux routiers, des congestions anticipées, des stationnements impossibles à trouver au centre-ville, etc.

Comme l’humain en général à besoin de se faire  pousser dans le dos pour effectuer des changements de comportement… voilà donc, le coup de pouce—les travaux à l’échangeur Turco—pour amorcer un véritable changement dans les habitudes des automobilistes dans la grande région de Montréal : prenez donc les transports en commun!

Bien sûr, il y aura toujours des exceptions, mais dans une grande ville, il me semble plus facile d’adopter des modes de transport plus écologiques… Bien facile à dire pour un gars  habitant en région me direz-vous… Mais, plus il y aura de routes, voire d’autoroutes plus il y aura d’automobilistes qui tenteront de circuler en ville.

Même Québec… s’y confronte! Un troisième lien rive-sud rive-nord!!!

Il s’avère inconcevable que le métro de Montréal soit si peu ‘’rentable’’ au vue du nombre d’utilisateurs…

Je suis d’avis qu’un ensemble de mesure pourraient faire un changement durable dans les façons de se déplacer et de quant aux moments de le faire : un meilleur arrimage entre les moyens de transports en commun—correspondances mieux coordonnées—et les heures d’entrer au travail et de revenir à la maison. Mise à l’épreuve ailleurs, un bureau des heures peut jouer un rôle de facilitateur en convenant, avec les grandes, moyennes entreprises et institutions, d’horaires variables ou décalées afin d’étaler les heures de pointes. Dans les faits, commencer plus tôt ou plus tard et terminer en conséquence, permet de diminuer la pression sur les transports en commun et le rendre plus efficace. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres…

Pour ma part, si je devais habiter dans une grande ville dotée de transport en commun, il me semble que je ferais l’effort de laisser l’auto à la maison et me rendre au travail à pied si possible et en bus ou métro… L’option communauto permet, par ailleurs, de faire les déplacements pertinents avec un minimum de prévoyance…

Bref, je suis devenu allergique aux médias qui ne cessent, été comme hiver, de nous ciller les oreilles… en région avec les problèmes de circulation urbains. Rarement, nous informe-t-on des difficultés de financement du transport adapté ou intégré, qui sont devenu en région la seule alternative à l’auto…

Bon… vous le savez: la planète se transforme… le climat change parce que nous ne changeons pas nos comportements suicidaires…

 

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À propos de l'auteur : Gaetan Malenfant

Je suis détenteur d’un baccalauréat en travail social de l’Université de Sherbrooke obtenu en 1974; j’ai été organisateur communautaire sur le territoire de la MRC de Rivière-du-Loup jusqu’à ma retraite à la fin de 2008 et je suis un militant actif pour la cause environnementale depuis 1980, afin de promouvoir une société plus écologique vouée à la conservation de la nature, pour une meilleure qualité de vie pour les personnes et la région. L’actualité interpelle régulièrement le militant écologiste que je suis…
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L’actualité interpelle régulièrement le militant écologiste que je suis…

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5 commentaires

  1. Réflexion intéressante… On dirait qu’il faut être confronté soi même à une problématique… sinon ça ne touche que les autres…L’individualisme est encore très présent… Combien de personnes voyagent seules dans leur voiture aux heures de pointes?!!!Il existe aussi des parcs autos à proximité du service d’autobus dans les banlieues…ils pourraient étre occupés davantage!… Voyager avec d’autres et / ou tenir compte des autres demandent un effort…C’est dur de changer des habitudes et ça peut ne pas être plaisant aussi. je partage ton avis qu’il faut aller du côté du transport en commun… Il faut que nos dirigeants rendent ceux- ci attrayants et attirant, cela ne coûterait peut- étre moins chers que de nouvelles routes ou accès routier…Restreindre les stationnements au lieu d’en ajouter peut aussi inciter aux changements…Voilà mon humble avis…Je pratique une activité le soir où le stationnement est restreint; cela nous a amené au covoiturage… Quebec n’est pas Montréal mais on est en train d’y arriver…Lors de nos voyag s à l’étranger, on prend les transports en commun maintenant pour se déplacer et visiter les villes lorsque nécessaire et on élimine beaucoup de stress ; routes encombrées, stationnement, pollution automobile etc…

    Pierrette M.

  2. avatar Par : Lise Pelletier

    Merci Gaétan. Quand je vais à Montréal, je laisse mon auto sur le stationnement de l’autobus à…Québec. Je prends le bus, je lis, je me repose …et rendue à Montréal, vive le Métro et l’autobus. Au bout du compte, mon billet d’autobus est amplement remboursé: pas d’essence à payer, pas d’usure d’auto pour 250 km, pas de frais de stationnement, pas de contravention, pas d’embouteillage, pas de soucis….

  3. avatar Par : Éliane Vincent

    C’est l’œuf et la poule.

    En ville, on ne veut pas prendre le transport en commun parce que les horaires, les circuits et la fréquence sont mal adaptés. Et les horaires, les circuits et la fréquence sont mal adaptés parce qu’il n’y a pas l’achalandage suffisant pour justifier une augmentation de service. Qui mettra le premier la main à son portefeuille pour amorcer la pompe du changement? La poule ou l’œuf?

    En région, c’est définitivement la faible population qui explique le manque d’enthousiasme des transporteurs à offrir des services réguliers. C’est le genre de dossier qui réclame un financement collectif, ou une réglementation sévère pour forcer le privé à ventiler ses coûts sur l’ensemble des marchés… et donc réduire les profits. Y croyons-nous?

  4. avatar Par : Nadine Rouleau

    Effectivement Gaétan, le transport en commun en milieu urbain est facilitateur de vie. A Montréal, il y a encore place à des améliorations notables, certaines zones de la métropole sont encore mal et peu desservies. Pour la ville de Québec, avant de penser a un troisième lien, il y a encore là d’autres solutions à regarder telles que les horaires de travail des principales entreprises, les horaires des cours des universités et des collèges, améliorer la couverture en transport en commun. D’ailleurs certaines villes européennes ont fait des études à ce niveau. Nous pourrions nous en inspirer. Enfin un troisième lien à quel coût? Avant d’investir des fonds publics à cette hauteur, il est nécessaire de revoir nos façons de faire. C’est l’ensemble de payeurs de la province qui y contribuent!

  5. En France, il y a des villes comme Paris ou Nantes qui sont super bien équipées niveau transports en commun. Tram, métro, bus, même des navettes pour traverser les rivières/fleuves, et ce à des prix très intéressants (1,80 euro la journée). Ces transports sont bondés, pourtant, il existe encore des problèmes de circulation en ville et alentour. Les transports en commun, c’est un début de solution…